Critique(s) de la domination : Historicité(s), circulation(s), renouveau(x)
Deadline: 15/03/2010
Colloque de l’Ecole Doctorale de Science Politique
de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Critique(s) de la domination :
Historicité(s), circulation(s), renouveau(x)
Comité organisateur: Valentine Baleato, Emmanuelle Bouilly, William Herrera, Nedjib Sidi Moussa, Paolo Stuppia (doctorants en science politique, Paris I)
Comité scientifique: Patrick Bruneteaux (CESSP-CRPS, Paris I),Elsa Dorlin (CHSPM, Paris I), Michel Pigenet (CHS, Paris I), Johanna Siméant (CESSP-CRPS, Paris I), Isabelle Sommier (CESSP-CRPS, Paris I), Jérôme Valluy (CESSP-CRPS, Paris I), Anne-Catherine Wagner (CESSP-CSE, Paris I).
Depuis quelques années, le champ scientifique semble marqué par le retour ou la reformulation de concepts liés à la critique de la domination et par l’élaboration de nouveaux concepts pour la penser. À l'occasion de travaux récents dans différents domaines, des outils dans l’analyse des rapports sociaux, économiques et culturels, qui paraissaient tombés en désuétude au même titre que les positions théoriques qui les avaient popularisés au cours des XIXème et XXème siècles, reviennent sur le devant de la scène. Nous avons pu assister, notamment, à un questionnement autour du "retour des classes sociales" (Chauvel, 2001 ; Bouffartigue, 2004), à une discussion autour des notions d'"empire" ou d’"impérialisme" (Steinmetz, 2008). Dans le même mouvement, les recherches mobilisant le paradigme de l’intersectionnalité se sont multipliées (Dorlin, 2009 ; Fillieule et Roux, 2009), tout comme les débats sur l'"ethnicité" (Fassin, 2006) et le "postcolonial" (Bayart, 2010) ou l’identité (Boubeker et Hajjat 2008).
Certains de ces travaux ont devancé ou suivi des mobilisations sociales et/ou politiques (comme la loi du 23 février 2005, les émeutes urbaines d'octobre-novembre 2005, la question du voile islamique, ou encore les grèves de travailleurs sans-papiers), qui se sont accompagnées d'une recomposition de certaines organisations politiques (création du NPA -Nouveau Parti Anticapitaliste) et associatives (Attac, Ni Putes ni Soumises, les Indigènes de la République). A l'agenda des politiques publiques, sont apparus des thèmes comme la "parité", la "discrimination positive", puis la "diversité". Sur le plan international, Chavez, Morales et Correa parlent de "socialisme du XXIème siècle" et participent à l’émergence des processus d’intégration régionale, comme l’ALBA, remettant en cause la prédominance de l’hégémonie états-unienne et du néolibéralisme.
Ces cas illustrent la prégnance des formes de domination, de sa contestation mais également l’idée d’une critique renouvelée qui se déploierait à l’intersection de champs (scientifique, politique, journalistique, militant), au sein d’espaces nationaux et transnationaux.

