logo
Populate the side area with widgets, images, navigation links and whatever else comes to your mind.
18 Northumberland Avenue, London, UK
(+44) 871.075.0336
ouroffice@vangard.com
Follow us
Suivez nous Sophia, réseau belge des études de genre

+32 (0)2 229 38 69

Rue du Méridien 10, 1210 Bruxelles

Actualités

Théoriser en féministe

« Il est indéniable que les féministes théorisent, et que leurs théorisations participent à transformer le monde. Mais peut-on  — et doit-on  —  qualifier cette activité théorique  ? Bien que les théories féministes partagent une visée politique émancipatrice, chercher à définir ce que signifie théoriser en féministe, c’est prendre le risque de masquer la pluralité des situations et des concepts. Dès lors, comment prendre en charge la diversité des contextes qui se trouvent derrière les connaissances  ? Ne doit-on pas interroger ce que cette question —  à la portée pourtant éminemment épistémologique  révèle des frontières du féminisme lui-même  ? Comment aborder  un phénomène qui est tout à la fois un engagement, une identité, une revendication, un outil ? Le féminisme se décline au pluriel et se trouve dans une tension permanente, parce qu’il se confronte à des conflits qu’on préfère généralement ignorer, parce qu’il est sujet à des interprétations multiples et, partant, parce qu’il s’élabore par mouvements successifs quoique continus. Suffit-il alors de se revendiquer du féminisme, entendu comme identité politique aussi bien que comme outil scientifique, pour produire un mouvement ou une théorie féministes ?

Théoriser en féministe, c’est non seulement déclarer son appartenance à une communauté, mais c’est aussi chercher une forme de radicalité pour lutter contre la violence du système, qu’il soit social, politique ou philosophique. »

Sommaire

– Introduction (par Anaïs Choulet-Vallet, Pauline Clochec, Delphine Frasch, Margot Giacinti et Léa Védie) Première partie – Théoriser en militante : allier recherche et engagement I. Théoriser en féministe/théoriser le féminisme : pour une éthique de la responsabilité féministe (par Éléonore Lépinard)

– II. Se dire contre ou pour le relativisme culturel : une préoccupation occidentale (par Nasima Moujoud)

– III. S’engager intellectuellement (par Diane Lamoureux)

– IV. Faire féministement de la philosophie. D’une traduction entre théorie et pratique (par Vanina Mozziconacci) Deuxième partie – Le personnel est politique : théoriser depuis l’expérience

– V. Théoriser depuis les marges (par Nassira Hedjerassi)

– VI. Théoriser avec indiscipline : de l’intimité d’un corps à la recherche sur les corps (par Noémie Aulombard)

– VII. Sexualité, rationalité et critique sociale, des questions et perspectives queer/féministes (par Cornelia Möser)

– VIII. Affects, sexualité et différence sexuelle chez Mary Wollstonecraft : pour une histoire féministe de la philosophie (par Aurélie Knüfer) Troisième partie – Que faire des « outils du maître » ? Bousculer les théories établies

– IX. Racisme, invisibilisation et fixation, au carrefour du black feminism et des premières cultural studies (par Zacharias Zoubir)

– X. Qu’est-ce que le féminisme fait à la méthode phénoménologique ? De l’inventaire descriptif à la pratique normative (par Clara Chaffardon)

– XI. Théoriser les crises politiques en féministe ou comment genrer un “classique” (par Abir Kréfa)

– Propos conclusif. Théoriser : une spirale sans fin ? (par Michèle le

Dœuff)